(PouSiOuPaTKonnen) – Les tensions montent entre les États-Unis et d’autres pays de la région. Après la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump a d’autres dirigeants de l’hémisphère dans sa ligne de mire, dont Gustavo Petro, le président de la Colombie. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux le dimanche 4 janvier 2026, ce dernier prévient qu’il a « une immense confiance » en son peuple et lui demande « de défendre le président contre tout acte de violence illégitime ». Aussi, il a déclaré qu’il reprendra « les armes » pour le bien de son pays.
Dans ce communiqué, Petro a tenté de montrer qu’il n’a rien à voir avec la production de cocaïne, pour se défendre des accusations de Donald Trump. Au contraire, il a expliqué que depuis son arrivée au pouvoir, il a « ordonné la plus importante saisie de cocaïne de l’histoire mondiale, stoppé l’expansion de la culture de la coca », etc. Aussi, a-t-il dit, sous ses ordres, ils ont pris « le contrôle d’El Plateado, dans le Cauca, la « Wall Street » de la cocaïne que les gouvernements précédents avaient laissé prospérer ».
Toujours dans ce communiqué, Gustavo Petro a indiqué qu’« à compter de cet instant, chaque soldat colombien a reçu un ordre : tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué ». En même temps, il a précisé qu’il n’a pas été soldat mais qu’il connaît « la guerre et les opérations clandestines ». Après avoir juré de ne plus toucher aux armes en 1989, il a déclaré : « […] mais pour le bien de mon pays, je reprendrai des armes, des armes dont je ne veux plus ».
« Je ne suis ni illégitime, ni trafiquant de drogue. Mon seul bien est la maison familiale, que je rembourse encore avec mon salaire. Mes relevés bancaires sont publics. Personne n’a pu prouver que j’ai dépensé plus que mon salaire. Je ne suis pas avide », a poursuivi le président colombien. « J’ai une immense confiance en mon peuple, et c’est pourquoi je lui ai demandé de défendre le président contre tout acte de violence illégitime. Pour me défendre, je dois prendre le pouvoir dans chaque municipalité du pays. L’ordre donné aux forces de sécurité est de ne pas tirer sur la population, mais sur l’envahisseur », a-t-il ajouté.

