(PouSiOuPaTKonnen) – Paradoxe. Le Canada et les États-Unis ont accueilli favorablement la décision du Kenya de mener une force multinationale en Haïti. Ce, dans le but d’éradiquer l’insécurité dans le pays. Par contre, le 27 et le 31 juillet dernier, le gouvernement canadien et le gouvernement américain ont invité leurs citoyens se trouvant au Kenya à la prudence à cause de l’insécurité qui fait rage dans ce pays d’Afrique.
« Faites preuve d’une grande prudence au Kenya en raison de la menace terroriste et du taux de criminalité élevé. Évitez tout voyage non essentiel dans les quartiers d’Eastleigh, de Kibera et de Pangani, à Nairobi, en raison du taux de criminalité élevé. », peut-on lire dans l’avis rendu public par le gouvernement canadien le 27 juillet dernier, destiné aux ressortissants canadiens se trouvant au Kenya.
Le 31 juillet, les Américains ont suivi les Canadiens et ont également lancé une alerte. Cela consiste également à demander aux citoyens américains de faire preuve de prudence au Kenya. « Faites preuve d’une prudence accrue au Kenya en raison de la criminalité, du terrorisme, des troubles civils et des enlèvements. Certaines zones présentent un risque accru. Ne voyagez pas vers comtés frontaliers entre le Kenya et la Somalie et certaines zones côtières, en raison du terrorisme et des enlèvements et zones du comté de Turkana, en raison de la criminalité. », peut-on lire dans cet avis.
« Reconsidérer le voyage vers certaines zones du comté de Laikipia, en raison d’incursions criminelles et d’opérations de sécurité, reconsidérer les voyages à travers les sous-comtés de Nyahururu, Laikipia West et Laikipia North. », a poursuivi le département d’État américain. Si ni les Canadiens ni les Américains ont fait savoir que l’insécurité fait rage au Kenya et appellent leurs citoyens à la prudence, ils ont quand même applaudi la décision de ce pays de venir aider Haïti à faire face à l’insécurité et aux agissements des gangs armés. Paradoxe. « Èske se bòy ki pral mennen avèg ? »




