(PouSiOuPaTKonnen) – La frontière a été réouverte pour le commerce du côté dominicain, mais les acheteurs haïtiens n’ont pas mis les pieds. Cette situation inquiète les commerçants dominicains à Dajabón. L’un d’entre eux reconnait que « sans les Haïtiens, il n’y a pas de marché ». Selon ce qu’il a confié au journal El Nacional ce vendredi 13 octobre, certes, il a fait le déplacement, mais il sait déjà que les Haïtiens n’allaient pas venir.
Luis Abinader est dans le pétrin, il est en train de payer ses décisions irréfléchies. Après la réouverture de la frontière, les Haïtiens sont restés chez eux. Ils n’ont pas fait le déplacement pour aller se procurer des produits défectueux sur le territoire voisin et cela dérange grandement les commerçants dominicains qui admettent qu’il ne peut pas y avoir de marché sans les Haïtiens.
« Sans les Haïtiens, il n’y a pas de marché », a déclaré Osvaldo Cuevas, assis sur une table dans son magasin au marché binational de Dajabón. Il attend des acheteurs haïtiens mais selon ses dires, il sait déjà qu’ils ne vont pas venir.
De son côté, José Lagose, directeur du marché Juana Méndez en Haïti, n’a pas mâché ses mots pour s’en prendre au président Luis Abinader. « Les Haïtiens resteront à leurs côtés jusqu’à ce que le gouvernement dominicain comprenne que s’il veut faire des affaires avec nous, il doit nous respecter en tant que peuple, en tant qu’êtres humains et mettre fin à son racisme », a-t-il vertement exprimé.
Si le gouvernement dominicain croyait que les Haïtiens allaient faire la queue pour acheter leurs produits, cela n’a pas été le cas. Jusqu’à ce vendredi 13 octobre, la frontière est ouverte du côté dominicain mais elle reste fermée du côté haïtien. Entretemps, les travaux de la construction du canal se poursuit, poussant un sénateur dominicain à avouer que la République Dominicaine a perdu la bataille contre Haïti.



