(PouSiOuPaTKonnen) – Haïti a connu une semaine très mouvementée du lundi 15 au vendredi 19 janvier 2024. Plusieurs départements ont été en ébullition pour exiger le départ d’Ariel Henry. Aux Gonaïves et à Port-au-Prince, tirs nourris et barricades de pneus enflammés ont bouleversé les jours déjà sombres de la population. S’il est vrai qu’une trêve a été observée, des mouvements similaires sont annoncés durant la nouvelle semaine qui débute le lundi 22 janvier, laissant croire que les jours risquent d’être encore sombres pour Haïti.
La semaine écoulée, cela avait commencé à Jérémie, puis aux Cayes, avant de s’éparpiller dans plusieurs autres grandes villes du pays. Parmi lesquelles, on peut citer Miragoâne, Petit-Goâve, Jacmel, Ouanaminthe, etc. Quant à Port-au-Prince et aux Gonaïves, la situation a été plus compliquée où, en plus des barricades et de la paralysie des activités, des tirs sporadiques ont été entendus un peu partout.
Dans la capitale haïtienne, les habitants de Delmas 18, Delmas 24, Solino et environs, ont connu l’enfer. Des bandits armés ont envahi la zone pour semer la terreur. Des dizaines de familles, une fois de plus, ont été contraintes de fuir leurs maisons. Par contre, vendredi, un calme apparent a été remarqué un peu partout ; une trêve a été annoncée.
Pour la nouvelle semaine qui arrive, une grêve a été lancée par la Brigade syndicale anti-corruption (BSAC). L’objectif, c’est pour exiger le départ du gouvernement en place et continuer de dénoncer les manœuvres qui ont plongé le pays dans ce chaos. Mêmes objectifs que certains des mouvements de la semaine dernière. De même, les proches de Guy Philippe promettent de fouler le béton à nouveau pour continuer de demander le départ du gouvernement en place et aussi, continuer de créer le chemin qui, pour eux, mènera à la révolution qu’ils prêchent ; sans compter les récents événements survenus à Carrefour.
Tout cela laisse croire que cette nouvelle semaine pourrait être aussi dure que celle écoulée. Il est vrai que rien n’est sûr, mais la population en générale est appelée à la prudence pour ne pas être victime, mais aussi à s’informer avant de se rendre où que ce soit. « Prekosyon pa kapon, se mèt kò ki veye kò ».
La rédaction


