(PouSiOuPaTKonnen) – Frinel Joseph est un membre du Conseil présidentiel de transition (CPT). Selon les révélations du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), il s’apprête à quitter le pays pour un voyage dans quatre pays avec une délégation de 20 membres. Et tout cela, aux frais de la République.
D’après le RNDDH, le pasteur Frinel Joseph s’apprête à visiter quatre pays, durant 10 jours, avec une délégation de 20 membres. Ce, aux frais de la République et dans l’objectif de promouvoir l’avant-projet de la nouvelle Constitution. « La délégation qui doit quitter le pays le 21 juillet 2025, selon la planification dont le RNDDH a pris connaissance, est composée de vingt (20) membres, dont onze (11) hommes et neuf (9) femmes. Elle prévoit de passer dix (10) jours en dehors du pays pour ne revenir que le 4 août 2025 », a alerté l’organisme de défense des droits humains.
Plus loin, il a précisé qu’« aux côtés du conseiller président observateur sans droit de vote Frinel Joseph, cette délégation compte entre autres la conseillère présidentielle observatrice sans droit de vote Régine Abraham, Jean Enex Jean-Charles, membre du Comité de pilotage, lui-même accompagné de son épouse. Ainsi, sans gêne aucune, le CPT a décidé de débloquer des montants exorbitants en vue d’envoyer en villégiature vingt (20) personnes, aux frais de l’État issus du basket funds, qui est géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et qui compte des fonds pour les élections et pour le référendum ».
Dans ce contexte, le RNDDH « exige que le CPT prenne toutes les dispositions nécessaires afin d’arrêter immédiatement cet énième scandale de gaspillage des fonds publics (…) L’organisation recommande aussi que tous les secteurs de la société soient consultés sur l’avant-projet de Constitution, tel que prévu par l’accord politique du 3 avril 2024 et tel que promis par le CPT, aux organisations de la société. »
Il faut dire que selon Le Nouvelliste, le voyage de Frinel Joseph doit l’emmener au Brésil, au Canada, au Chili et aux États-Unis. Cela survient à un moment où le CPT peine à résoudre l’insécurité, alors que les bandits armés gagnent du terrain et imposent leurs lois comme bon leur semble.




