(PouSiOuPaTKonnen) – Patrice Talon, le président du Bénin, a nommé un envoyé spécial en Haïti le mercredi 17 avril passé. Ce dernier est chargé de coordonner le déploiement de 2 000 soldats béninois sur le sol haïtien. Cette décision marque une étape cruciale dans la mise en œuvre de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS) qui devrait être déployée dans le pays.
L’objectif principal de cette mission internationale est de fournir un soutien à la police haïtienne pour lutter contre les gangs armés qui sévissent dans le pays. L’annonce de l’arrivée imminente des troupes béninoises a été faite par l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, lors du 46e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Caraïbe (CARICOM) en février dernier.
Pour superviser la préparation logistique et opérationnelle de l’arrivée des troupes béninoises, le président Talon a nommé Pamphile Zomahoun, ancien chef des services de Renseignement du Bénin, en tant qu’envoyé spécial en Haïti. Bien que le calendrier précis du déploiement n’ait pas encore été divulgué, la prise de fonction de M. Zomahoun est attendue dans un proche avenir, selon plusieurs médias béninois.
Il sied de souligner que les relations entre le Bénin et Haïti remontent à plusieurs siècles, marquées par une histoire culturelle commune à travers la traite négrière atlantique et l’influence du vaudou en tant que force religieuse en Haïti. Sur le plan sécuritaire, des gendarmes béninois avaient déjà été déployés en Haïti en 1994 dans le cadre d’une mission de stabilisation du pays.
L’arrivée imminente des soldats béninois est attendue avec impatience en Haïti, en particulier à Port-au-Prince, où l’insécurité a un impact dévastateur sur l’économie locale. Les chefs d’entreprise haïtiens espèrent que le déploiement des troupes contribuera à ramener le calme et la stabilité dans la capitale. Cette Mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti bénéficiera également d’un soutien financier des États-Unis. D’ailleurs, le président Joe Biden avait ordonné le décaissement de 60 millions de dollars à cet effet la semaine dernière.



