(PouSiOuPaTKonnen) – Les États-Unis dénoncent les traitements infligés aux Haïtiens sur le territoire voisin. Dans un rapport annuel sur les pratiques en matière de droits de l’homme, ils mettent en évidence la surpopulation, les conditions insalubres et les violences physiques prévalant dans les prisons en République dominicaine. Le Département d’État américain dit respecter les dispositions de la Constitution dominicaine. Toutefois, il critique le fait que les personnes identifiées ou perçues comme des migrants haïtiens sans papiers sont souvent détenues sans motif valable, a-t-on appris le mardi 23 avril.
Les États-Unis déplorent le fait que de nombreuses personnes sont fréquemment détenues par des agents de l’immigration sans justification. Dans cette catégorie, figurent des citoyens dominicains, des étrangers résidents légaux et d’autres, pour la seule raison qu’ils sont perçus comme des Haïtiens.
La loi stipule qu’une personne accusée d’un crime peut être détenue sans ordonnance du tribunal pendant 48 heures maximum. Cependant, selon le Département d’État, une autre réalité a été constatée à Santo Domingo où des personnes sont détenues dans des centres de détention pendant très longtemps avant d’être libérées, transférées ou expulsées.
Suivant les différents témoignages recueillis auprès de la société civile, souvent, la police est incapable de fournir des preuves ou de démontrer les raisons valables de certaines arrestations. D’après le département d’État, lors des perquisitions, des agents ont l’habitude de confisquer des biens personnels prétendument utilisés dans des activités criminelles. Ce qui met les États-Unis en colère contre la République dominicaine pour ses traitements inhumains.



