(PouSiOuPaTKonnen) – Leslie Voltaire, mercredi, a été ajouté à la liste des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) sanctionnés par les États-Unis. Vendredi 30 janvier, il a réagi. Selon ses dires, cette décision ne l’ébranle pas. Ce qui l’effraierait, a-t-il dit, c’est que son pays « perde sa liberté, sa souveraineté et sa dignité ».
D’entrée de jeu, Voltaire se veut être clair. « Je parle avec la sagesse de mon âge et la force de l’histoire de mon pays. Un pays ne s’effondre pas seulement lorsqu’une force étrangère l’envahit. Mais il s’effondre véritablement lorsque la peur remplace le courage de chaque citoyen », a-t-il déclaré.
« Je suis un homme de dialogue, je crois au dialogue, au consensus, et je suis ici pour panser les plaies de la nation. Je continuerai de dialoguer avec toutes les forces politiques afin de rassembler leurs positions et de protéger ce qui est essentiel », avance le membre du CPT, ajoutant que « perdre un visa » ne l’ébranle pas.
« Perdre un visa ne m’ébranle pas », a-t-il martelé. « Ce qui m’effraierait, c’est que mon pays perde sa liberté, sa souveraineté et sa dignité. Qu’il ne puisse plus regarder le reste du monde en face. Et tant qu’il y aura des personnes qui partagent ma vision de la vie politique du pays, Haïti restera toujours vivante, libre et digne », a souligné le représentant du parti « Fanmi Lavalas » au CPT.
Plus loin, il revient sur la date du 7 février qui sera décisive pour l’avenir d’Haïti. « Le 7 février prochain, prenons ensemble des décisions pour écrire une solution haïtienne, ouvrir la voie à des élections démocratiques légitimes et montrer au monde que la dignité d’un peuple peut repousser tous les vents malins de la pression. »




