(PouSiOuPaTKonnen) – Le Honduras est rongé par la violence. Pour lutter contre la criminalité, la présidente Xiomara Castro et les membres du Conseil national de défense et de sécurité ont annoncé, vendredi 14 juin, la construction d’une mégaprison. Ce centre carcéral aura la capacité de recevoir 20 000 détenus.
Cette annonce a été faite dans le cadre d’un plan d’urgence contre la criminalité dans ce pays. Il s’agit d’un « plan de solutions contre le crime », en réponse aux revendications de la population face à la montée de la violence.
« En vertu de cette situation d’urgence déclarée en matière de sécurité, nous avons ordonné la construction immédiate d’un Centre de réclusion d’urgence (CRE) d’une capacité de 20 000 détenus dans la zone dépeuplée entre les départements d’Olancho et Gracias a Dios (est) », a déclaré Roosevelt Hernandez, le chef des forces armées. Selon ses dires, les prisonniers actuellement détenus dans le système pénitenciaire y seront immédiatement transféré.
Par ailleurs, Manuel Zedaya, ministre de la Défense, a également annoncé le lancement d’un appel d’offres, dans deux semaines, pour la construction d’une autre prison qui pourra accueillir 2 000 détenus. Selon lui, les forces armées et la police doivent intervenir dans toutes les zones rongées par les crimes tels que les assassinats, le narcotrafic, les extorsions, les enlèvements, le trafic d’armes, les associations illicites et le blanchiment d’argent.
Le Honduras, en annonçant la construction de cette prison, suit le modèle de Nayib Bukele au Salvador qui a réussi à contrôler le fléau des gangs. Il faut dire que le Honduras est l’un des pays les plus violents au monde avec un taux d’homicide de 34 pour 100 000 habitants en 2023. Ce qui pousse les autorités à prendre cette mesure. Qu’en est-il d’Haïti ?




