(PouSiOuPaTKonnen) – D’après quatre personnes en rapport avec ce dossier, les États-Unis prévoient d’intercepter un pétrolier en fuite lié au Venezuela. Sur ce navire, la Russie revendique sa juridiction. Ce qui pourrait, d’après ce qu’a rapporté CNN ce lundi 5 janvier 2026, mener à une confrontation entre Washington et le Kremlin.
Préalablement, ce pétrolier baptisé Bella 1 a été sanctionné par les États-Unis en 2024. Ce, pour avoir opéré au sein d’une « flotte parallèle » de pétroliers transportant du pétrole illicite. Le navire faisait initialement route vers le Venezuela avant de faire demi-tour le mois dernier pour éviter d’être arraisonné par les garde-côtes américains.
Selon les données maritimes, le pétrolier se trouvait dans l’Atlantique Nord il y a deux jours, cap au nord-est, près des côtes britanniques. À un certain moment, l’équipage du pétrolier a peint un drapeau russe sur sa coque et a affirmé naviguer sous protection russe. Un peu plus tard, le navire est apparu sur le registre officiel des navires russes sous un nouveau nom : le Marinera.
Le mois dernier, poursuit CNN, la Russie a déposé une demande diplomatique officielle exigeant que les États-Unis cessent de poursuivre le navire. En revendiquant un statut russe, la procédure légale de saisie du pétrolier pourrait se complexifier et d’après deux sources et des données de suivi de vols en accès libre, un redéploiement plus large des moyens militaires américains a eu lieu au Royaume-Uni.
Au cours des dernières 48 heures, au moins 12 C-17 américains ont atterri sur les bases aériennes de Fairford et de Lakenheath, la plupart en provenance d’aérodromes américains. Au moins deux V-22 Osprey ont également été actifs au Royaume-Uni ces trois derniers jours, et deux avions de combat AC-130 ont été aperçus arrivant à la base de Mildenhall, au Royaume-Uni, dimanche.
Selon des sources citées par CNN, les États-Unis pourraient utiliser des forces et des moyens d’opérations spéciales pour aider les garde-côtes américains à intercepter un navire dans l’Atlantique Nord. Une opération qui risque d’être plus compliquée compte tenu des mauvaises conditions météorologiques dans la région et du fait que la Russie a revendiqué la propriété du navire.




