(PouSiOuPaTKonnen) – La justice canadienne a condamné, mercredi 1er octobre, un citoyen canadien d’origine haïtienne. Ce dernier a été reconnu coupable d’avoir quitté son pays afin de faciliter une activité terroriste en Haïti. Ce, dans le but de renverser le régime d’alors pour aider le peuple.
Le condamné est Gérald Nicolas, 54 ans. Le juge de la Cour supérieure, Louis Dionne, lui a imposé une peine de deux ans sur le chef d’avoir quitté le Canada dans le but de faciliter un acte terroriste et de trois ans sur l’accusation de facilitation d’une activité terroriste.
En début d’année, le ministère public avait fait la preuve que Nicolas avait voyagé en République dominicaine et en Haïti, après y avoir envoyé de l’équipement, dont des tentes et une génératrice.
De même, la possibilité d’acquérir des armes à feu pour parvenir à renverser le gouvernement haïtien alors en place a été largement évoquée par Nicolas sur sa page Facebook « Diaspora en croisade ». Selon le juge, « les nombreuses publications de l’accusé incitent et encouragent la violence armée via les médias sociaux, donnant ainsi à son message une large diffusion susceptible d’embraser les esprits ».
Gérald Nicolas, avant la prononciation de sa sentence, a clamé haut et fort qu’il n’est « pas méchant ». Lors d’un monologue de 20 minutes, malgré la réticence de son avocate, il a encaissé sa sentence avec la tête haute, continuant d’affirmer qu’il n’avait cherché qu’à aider son peuple. « Vous en avez vu des gens méchants […] je suis persuadé que quand vous me regardez dans les yeux, vous voyez que je ne suis pas méchant », a-t-il lancé au juge Louis Dionne.
« J’ai eu une chance que j’aurais voulu que les Haïtiens aient aussi », a-t-il dit à propos de sa vie au Canada depuis les années 1970. « Aller faire une activité terroriste en Haïti n’a jamais été mon intention », a-t-il répété.
« Appel à la sédition, à la rébellion, à la révolution. », « La seule solution […] c’est la révolution armée avec Gérald Nicolas. », « Révolte armée, sanglante, radicale et sans pitié. » sont, entre autres, des propos tenus en ligne par le délinquant qui vient d’écoper de cinq ans de prison.




