(PouSiOuPaTKonnen) – Des dizaines de familles ont fui la fureur des gangs armés à Gressier pour se réfugier à Léogâne. Se trouvant sur la place publique de sainte Rose, ces déplacés connaissent l’enfer. « Nou ta renmen pou Leta retire nou la, nou pa gen moun k ap ede nou », a déclaré une dame âgée au micro de la presse ce jeudi 1er août.
À entendre ces déplacés, la situation est chaotique. La pluie du mercredi juillet a renforcé leur calvaire, ils n’ont pu dormir qu’après avoir séché l’espace. Des enfants en bas âge, des jeunes et des adultes de tout age confondu se sont réfugiés sur cette place publique, mais pour quand ? Personne ne sait.
« Nou ta renmen Leta fè yon bagay pou nou. N ap mal dòmi, mal manje, mal bwè. Se 2 grenn bagay mwen te sove lakay mwen, bagay yo pa bon pou nou ditou », a lamenté une dame. Un homme beaucoup plus jeune en « remercie l’État parce que c’est à cause de lui qu’on est aux abois. Selon ce que je comprends, on ne peut rien espérer des autorités, elles ne comptent rien faire pour faciliter notre retour chez nous ».
À noter que ces personnes sont en provenance de Gressier, quartier envahi depuis des mois par des bandits armés qui y sèment le deuil et la terreur. Ces déplacés, sinistrés, vivent dans la promiscuité, entre eaux stagnantes et déchets. Pourtant, pour Edgard Leblanc Fils, la situation sécuritaire du pays s’est améliorée. « Mwen gen yon vant fè mal chak jou ki pa janm pase. Mwen ta renmen pou yo ede nou pou retire n sou plas la », a lamenté un enfant de dix ans. À quand la fin de tout cela en Haïti ? Quel est le sort de ces pauvres gens?



