(PouSiOuPaTKonnen) – Hang Mioku est une ancienne mannequin sud-coréenne. Elle est connue pour son addiction sévère à la chirurgie esthétique. Après environ 20 ans, les médecins ont refusé d’intervenir, estimant qu’elle a eu de trop nombreuses opérations au visage. Ne voulant reculer devant rien, elle s’est injectée de la silicone et de l’huile de cuisine, ce qui l’a défigurée. En 2008, son histoire a fait le tour des médias.
Près de 10 % à 20 % de ceux qui aiment la chirurgie esthétique souffriraient d’une peur de dysmorphie corporelle, selon des chercheurs. « C’est un trouble obsessif compulsif (TOC). La personne devient obsédée par une imperfection du corps imaginaire ou fort exagérée qu’elle cherche à cacher à tout prix », a expliqué le psychologue Kieron O’Connor, chercheur sur les TOC. « Dès qu’ils mettent le pied dans une clinique de chirurgie esthétique, c’est le désastre. Jamais ils ne sont satisfaits. L’opération devient un rituel qui renforce l’idée de dysmorphie », a-t-il ajouté.

« Par respect, on ne questionne pas les clients sur leurs motivations. L’entrepreneur ne va pas demander à son client : ‘pourquoi tu refais ta salle de bain ? Je la trouve pas mal !’ Cependant, si on sent que la patiente n’est pas stable psychologiquement, on pousse plus loin », a indiqué, pour sa part, le docteur Eric Bensimon, chirurgien esthétique.

Selon les études, entre 20 % à 30 % de la population serait complexée par une partie de son corps, et entre 0,8 % et 2 % développeraient un comportement pathologique. Parfois diagnostiquée à tort comme une phobie sociale, la peur de dysmorphie corporelle apparaît souvent à l’adolescence et touche autant les hommes que les femmes ; comme c’en était le cas de Hang Mioku.




