(PouSiOuPaTKonnen) – Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 4 octobre, le Premier ministre Garry Conille a exprimé son indignation devant les atrocités commises à Pont-Sondé le jeudi 3 octobre et a annoncé que plusieurs agents des forces de l’ordre ont été envoyés sur les lieux, dont des policiers kényans ayant traversé Canaan, et d’autres qui rejoindront le groupe par hélicoptère.
Selon le chef de la Primature, en plus des agents de l’Unité temporaire anti-gang (UTAG) envoyés sur les lieux, « des unités spécialisées de la PNH, appuyées par les forces de la Mission Multinationale de Sécurité (MSS), ont quitté Port-au-Prince dans la nuit du 3 au 4 octobre pour se rendre dans le département de l’Artibonite en traversant la route de Canaan ». Aussi, a-t-il ajouté, « d’autres unités spécialisées s’apprêtent à être déployées à partir de Port-au-Prince, transportées par hélicoptère du gouvernement haïtien pour renforcer encore davantage l’opération en cours ».
S’il est vrai que la réaction du gouvernement s’intervient tardivement et ne pourra jamais réparer les dégâts déjà enregistrés, toujours d’après le communiqué, « le Premier Ministre Garry Conille réaffirme la détermination indéfectible du gouvernement à restaurer la sécurité et l’ordre public sur tout le territoire national. »
Plus loin, il a repris les mêmes discours qu’il prononce depuis sa prise de fonction, à savoir que « les criminels responsables de ces actes abominables seront traqués et traduits en justice, sans répit » et que « le gouvernement, en partenariat avec l’appui de la communauté internationale, est résolu à intensifier ses actions pour éradiquer ce type de menace et ramener la paix dans les zones les plus touchées par l’insécurité. » Mais quand, exactement ?




