(PouSiOuPaTKonnen) – Éric Zemmour, actuel président du parti d’extrême droite «Reconquête» et ancien candidat à la présidentielle 2022 en France, a été reconnu coupable de complicité de diffamation publique pour les commentaires diffamatoires faits à l’antenne de CNews. Le directeur de publication de la chaîne a également été condamné pour diffamation publique ce mercredi 7 février 2024. La condamnation impose des dommages et intérêts de 1 000 euros à verser à la députée Danièle Obono, la victime.
Les accusations menant à la condamnation d’Éric Zemmour et de CNews remontent à août 2020, lorsque Zemmour, animateur de l’émission «Face à l’info», avait proféré des accusations diffamatoires à l’encontre de la parlementaire, amplifiées par des caricatures de l’hebdomadaire d’extrême droite «Valeurs Actuelles». Les déclarations de Zemmour incluaient des allégations selon lesquelles Obono refuserait de dire «Vive la France», organiserait des réunions interdites aux Blancs, et exprimerait son amour pour Mohammed Merah, «le tueur d’enfants juifs», selon ouest-france.fr.
Le tribunal judiciaire de Paris a conclu qu’il n’existait pas de « base factuelle » pour soutenir ces affirmations, privant ainsi les prévenus de l’excuse de la bonne foi. En conséquence, Éric Zemmour et le directeur de publication de CNews ont été reconnus coupables de diffamation publique.
Les deux accusés, Éric Zemmour et le directeur de publication de CNews, ont été condamnés à une peine similaire. En plus de la condamnation, ils devront verser solidairement 1 000 euros à Danièle Obono en tant que dommages et intérêts, selon l’Agence France-Presse.
De plus, le tribunal a ordonné à CNews de supprimer la vidéo de l’émission « Face à l’info » contenant les propos diffamatoires dans les 15 jours suivant la date à laquelle la décision deviendra définitive, soulignant ainsi la nécessité de réparer les préjudices causés.
Cette condamnation soulève des questions sur la liberté d’expression et les limites des propos diffamatoires, particulièrement dans le contexte médiatique. Les réactions à cette décision judiciaire sont attendues, étant donné le caractère controversé d’Éric Zemmour et le rôle de CNews dans la diffusion des commentaires incriminés.
La décision de condamner Éric Zemmour et CNews pour diffamation marque une étape significative, mettant en lumière les responsabilités des médias dans la diffusion de propos diffamatoires et les conséquences juridiques qui en découlent.




