(PouSiOuPaTKonnen) – Haïti connait l’une des pages les plus sombres de son histoire, et cela semble n’être que le début. En l’espace de moins de quinze jours, plusieurs institutions étatiques ont été victimes des attaques des bandits armés. Parmi elles, la Banque Centrale, l’aéroport, des sous-commissariats et le Pénitencier national. Ce dimanche 3 mars 2024, notre rédaction vous présente une liste (non exhaustive) de ces institutions.
Le vendredi 23 février dernier, notre rédaction avait signalé une attaque armée contre la Banque Centrale mais en réalité, les tirs provenaient de l’environnement du bâtiment. Il s’agissait de préférence d’un affrontement entre des agents de sécurité de la BRH et des bandits armés qui avaient attaqué un container qui transportait des billets de banque. Aucun bilan n’est disponible, mais le pire était à craindre.
Six jours plus tard, soit le jeudi 29 février, Port-au-Prince a connu l’enfer et ça continue. Les sous-commissariats de Portail Léogâne et de Bon Repos ont été attaqués par des criminels armés. Bilan : au moins six policiers ont été tués, d’autres blessés, au moins un blindé volé par les bandits, des véhicules incendiés. Le même jour, l’aéroport international Toussaint Louverture a essuyé des balles, un avion a été touché, forçant ainsi l’institution à annuler ses vols sans compter la faculté d’Agronomie, à Damien, envahie par des bandits qui ont saccagé l’espace, un étudiant est blessé par balle.
De plus, le sous-commissariat de Delmas 3 a péri sous des flammes après une autre attaque de bandits armés. Mais bien avant cela, le Pénitencier national était dans le viseur des gangs. Malgré les différents appels de détresse, les autorités gouvernementales et policières n’ont pas réagi jusqu’à ce que, dans la soirée du samedi 2 mars, les bandits ont eu gain de cause du bâtiment, des prisonniers de grands calibres se sont évadés.
Dimanche 3 mars dans la matinée, les informations laissent croire que le sous-commissariat de Cazeau a subi des tirs de bandits, les policiers sont en fuite.
Par ailleurs, il faut dire qu’en marge de ces attaques, d’autres institutions sont affectées. C’est le cas, par exemple, de l’hôpital général, abandonné par les médecins et le personnel. Des malades ont aussi quitté les lieux, d’autres y sont encore en dépit des affrontements entre policiers et bandits dans les parages du bâtiment.
Malgré les SOS lancés et toutes ces attaques contre des sous-commissariats, la faculté d’Agronomie, le Pénitencier national, etc., le gouvernement reste bredouille. Aucune réponse proportionnelle. Ariel Henry restera-t-il là où il est? Personne ne sait. Si les bandits n’ont pas eu réellement du mal pour commettre ces dernières exactions, et s’ils décidaient d’attaquer le Palais national? Qui pour les arrêter? Haïti est déjà dans le gouffre, le pire est-il à craindre?




