(PouSiOuPaTKonnen) – Henry T. Wooster est le Chargé d’affaires des États-Unis en Haïti. Il a accordé une interview exclusive à Le Nouvelliste durant laquelle il a expliqué les raisons du retard constaté dans le déploiement dans le pays des 5 500 membres de la Force de répression des gangs (FRG). Selon ses dires, ces facteurs n’avaient pas forcément été anticipés au moment de la planification initiale de la mission, peut-on lire dans un article publié le mercredi 17 juin.
« Ce qui freine le processus, ce sont les questions logistiques. Et la logistique est un domaine complexe. Elle se complique pour de nombreuses raisons, y compris des facteurs que l’on n’avait pas forcément anticipés au moment de la planification initiale, comme les combats qui ont eu lieu dans le détroit d’Ormuz », a expliqué le diplomate américain. « Cela a entraîné des conséquences sur le transport maritime, et une grande partie des équipements lourds qui doivent arriver ici — notamment ces véhicules blindés massifs — ne voyage pas par avion, mais par voie maritime, par bateau », a-t-il détaillé, soulignant que « cela a donc considérablement ralenti le processus. Ce qui nous a posé des difficultés ».
Toutefois, Wooster veut être rassurant. « Mais ce n’est pas insurmontable », a-t-il déclaré. « Ce n’est pas que nous ne pouvons pas les surmonter. Nous y parviendrons », a assuré Henry T. Wooster.
« C’est simplement une variable qui n’existait pas lorsque nous avons commencé la planification », a-t-il poursuivi, tout en estimant que « la FRG est un élément essentiel pour rétablir la stabilité » d’Haïti.




