(PouSiOuPaTKonnen) – Jean Charles Moïse intervenait sur les ondes de Radio Caraïbes le mercredi 6 septembre 2023. Selon ses dires, le plan du Kenya pour Haïti ne va pas vraiment résoudre la question de l’insécurité. Au contraire, d’après lui, il s’agit d’une stratégie des États-Unis pour dilapider les millions qui seront disposés pour le déploiement de cette force. D’après ses explications, l’insécurité qui ronge le pays fait partie des projets des Américains pour conforter Ariel Henry au pouvoir.
Selon le Secrétaire général du Parti Politique “Pitit Dessalines”, les 400 millions de dollars qui seront disposés chaque année pour le déploiement de cette force multinationale pourraient aider à d’autres choses, notamment à renforcer l’institution policière, accompagner les agriculteurs et créer des conditions favorables pour empêcher aux jeunes de fuir le pays. Toujours d’après l’ancien élu du Nord, cette possible mission ne fera que dilapider de l’argent sans aborder réellement les problèmes auxquels fait face le pays, comme ce fut le cas notamment de la MINUSTHA.
Plus loin, M. Moïse argumente. « Avec 50 millions de dollars, nous pourrions équiper la police. Les 350 millions restant pourraient servir à acheter des matériels pour accompagner les paysans de la Vallée de l’Artibonite, construire des infrastructures (routes et aéoport). Mais ils ne le feront pas. Ils préfèrent blanchir cet argent en Haïti par le biais du Kenya qui ne pourra pas réellement aborder le problème. », a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Moïse a laissé entendre que l’insécurité qui fait rage en Haïti fait partie du projet des États-Unis pour déstabiliser le pays. « Ils n’ont pas réussi à convaincre le Canada, ils se sont dirigés vers le Kenya. Ne pensez pas que le Kenya va résoudre notre problème. Il ne va que conforter Ariel Henry au pouvoir comme le veulent les États-Unis.», a martelé l’ancien sénateur et ancien candidat à la Présidence.
Si cette mission multinationale se fait toujours attendre en Haïti et les idées se divergent sur sa vraie mission, l’insécurité, quant à elle, continue de faire des victimes. À Carrefour-Feuilles, les gangs armés ne cessent de semer la terreur. Le même mercredi 6 septembre, à Thomazeau (Croix-des-Bouquets), Nazon, Christ-Roi et environs, c’était la panique totale. Livrée à elle-même, la population ne sait plus à quel saint se vouer et attend tant bien que mal la décision du Kenya.



