(PouSiOuPaTKonnen) – Au sujet d’Haïti, le paradoxe a atteint son paroxysme. Fred Mitchell, ministre des Affaires étrangères des Bahamas, a fait savoir que les soldats de son pays déployés en Haïti dans le cadre de la Mission multinationale ont reçu l’ordre de retrait volontaire. D’après ce qu’a rapporté la presse le mardi 12 novembre, cela autorise les militaires à quitter le territoire haïtien sans autorisation s’ils ne se sentent pas en sécurité.
« Personne ne sera mis en danger », a déclaré M. Mitchell dans une note vocale, ajoutant que le gouvernement « surveille la situation au jour le jour, minute par minute ». Pour lui, les officiers des forces de défense et les Bahaméens en Haïti ont l’ordre de retrait volontaire, leur permettant de quitter le pays à tout moment sans l’approbation du gouvernement s’ils ne se sentent pas en sécurité.

Le rôle des forces de défense des Bahamas consiste notamment à sécuriser les ports pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, à effectuer des patrouilles maritimes et à collaborer pour soutenir la stabilité d’Haïti. Pourtant, l’appel du ministre fait suite à l’escalade de la violence orchestrée dans le pays depuis le lundi 11 novembre par « Viv ansanm ». Si les Bahaméens devaient aider à stabiliser la sécurité dans le pays, ils sont, pourtant, appelés à le quitter… en raison de l’insécurité.



