(PouSiOuPaTKonnen) – Trois organisations haïtiennes issues de la diaspora donnent leur position pour sortir Haïti de cette crise pluridimensionnelle. Basées à Miami, à New York et à Montréal, elles proposent la mise en place d’un exécutif bicéphale pour diriger le pays et cela doit passer, selon leurs dires, par la démission obligatoire du Premier ministre Ariel Henry. Elles ont fait valoir leur avis dans une prise de position publiée le 2 janvier 2024.
La proposition des organisations, publiée dans les colonnes du quotidien Le Nouvelliste, contient trois étapes. Elles ont été proposées par la Coalition Haïtienne au Canada contre la Dictature en Haïti (CHCDH), l’Initiative Citoyenne de New York et le « Komite solidarite ak Rezistans Pèp Ayisyen nan Miyami », afin de trouver une vraie solution à la crise haïtienne.
« Premièrement, la constitution d’un gouvernement de transition de rupture est incontournable. Ce gouvernement, constitué d’un pouvoir bicéphale (un président et un Premier ministre), comme le prévoit la Constitution de 1987, est un préalable nécessaire à la réalisation d’élections démocratiques, menant à la formation d’un pouvoir librement choisi par le peuple », ont expliqué les organisations dans leur position.
« Deuxièmement, il est essentiel d’obtenir la démission du Premier ministre de facto Ariel Henry comme condition préalable à la formation d’un gouvernement de transition. Il est l’objet de soupçons dans le meurtre de l’ancien président Jovenel Moïse. De plus, il se comporte en autocrate en concentrant entre ses mains les trois pouvoirs de l’État et en bloquant de façon systématique les négociations avec l’opposition », poursuivent-elles.
« Troisièmement, cette solution haïtienne à la crise s’impose parce que, malgré toutes les démarches effectuées et les discussions entamées, les différentes instances étrangères, qu’il s’agisse de l’OEA, du BINUH et tout récemment de la CARICOM, ne font montre d’aucune volonté réelle de résoudre la crise », écrivent-elles pour finir.
Face à cette crise que traverse le pays, ces organisations, qui croient à la nécessité d’une lutte pour un changement réel, pensent surtout qu’avec le gouvernement en place, il ne peut y avoir de vrai résultat. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle qu’elles exigent la mise en place d’un exécutif bicéphale avec d’abord la démission du Premier ministre Ariel Henry.




