(PouSiOuPaTKonnen) – Lors d’une interview télévisée accordée le jeudi 4 janvier 2024, le ministre de la Sécurité du Salvador, Gustavo Villatoro, a informé qu’il existe entre 18 000 et 20 000 membres présumés de gangs qui sont toujours en liberté. Selon ses dires, ils sont « en attente d’être capturés » dans le cadre du régime d’urgence en vigueur depuis mars 2022 qui suspend également les garanties constitutionnelles, comme le droit de défendre.
D’après le ministre, ce n’est qu’une question de temps avant que ces délinquants soient mis hors d’état de nuire. « Nous parlons plus ou moins d’un chiffre compris entre 18 000 et 20 000 (membres de gangs) en attente d’arrestation », a-t-il dit lors de cette entrevue. « Nous avons le contrôle de tout ce que nous transportons, des dossiers en attente », a-t-il poursuivi.
Près de 75 000 arrestations ont été réalisées depuis l’approbation du régime d’urgence adopté par le gouvernement de Nayib Bukele, prolongé à 21 reprises par l’Assemblée législative. Ce qui constitue un pas dans la bonne direction dans la lutte contre les gangs dans le pays malgré les critiques.
Le Salvador, en 2015, avait enregistré 103 homicides pour 100 000 habitants. Selon le gouvernement, ce chiffre est en baisse jusqu’à un taux de 2,4.
Cependant, les chiffres présentés par le gouvernement en place ont été contestés par les défenseurs des droits de l’homme et les universitaires. Ils estiment que les décès de membres présumés de gangs lors d’affrontements avec la police, ceux qui sont morts en prison et les meurtres de criminels présumés aux mains de citoyens n’ont pas été inclus dans ces rapports.




