(PouSiOuPaTKonnen) – Trois organisation haïtiennes dans la diaspora exigent la démission d’Ariel Henry. Dans une position commune publié le 4 janvier dernier, elles justifient leur exigence en soulignant que l’actuel chef du gouvernement est l’objet de soupçons dans le meurtre de Jovenel Moïse. Dénonçant le fait que le Premier ministre se comporte en autocrate en se dotant de tous les pouvoirs, elles proposent de mettre sur pied un gouvernement bicéphale (président – Premier ministre) après la démission de l’actuel locataire de la Primature.
Ces trois organisations sont la Coalition haïtienne au Canada contre la dictature en Haïti (CHCDH), l’Initiative citoyenne de New York et le « Komite solidarite ak rezistans pèp ayisyen nan Miyami ». Leur position a été présentée en trois étapes et dans la deuxième, elles exigent le départ d’Ariel Henry.
« […], il est essentiel d’obtenir la démission du Premier ministre de facto Ariel Henry comme condition préalable à la formation d’un gouvernement de transition. Il est l’objet de soupçons dans le meurtre de l’ancien président Jovenel Moïse. De plus, il se comporte en autocrate en concentrant entre ses mains les trois pouvoirs de l’État et en bloquant de façon systématique les négociations avec l’opposition », ont écrit ces organisations dans leur position.
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Soulignons qu’Ariel Henry est arrivé au pouvoir en 2021 peu après l’assassinat de Jovenel Moïse. Depuis, tout se dégrade. L’insécurité s’étend sur tout le territoire, les gangs armés gagnent du terrain, les massacres se multiplient dans les quartiers et des milliers de familles ont été contraintes de fuir leurs maisons. Ne pouvant pas délivrer la marchandise, notamment en réalisant les élections, il est appelé à quitter les commandes de l’État pour laisser la place à un gouvernement bicéphale.




