(PouSiOuPaTKonnen) – Port-au-Prince connaît, depuis le lundi 11 novembre dernier, une aggravation de la situation sécuritaire. Jeudi, cela a touché profondément Solino et environs, des centaines de familles ont fui leurs maisons. Un jeune, dont on se réserve de citer son nom par mesure de sécurité, raconte la « pire journée » de son existence.
« La pire journée depuis mon existence », a d’abord écrit le jeune sur les réseaux sociaux. « Courir sous les balles, regarder ma mère pleurer, me sentir impuissant. Ma grande sœur enceinte a été tellement surprise qu’elle était obligée de retirer le bébé de son ventre, grâce à Dieu, l’opération s’est bien déroulée, le bébé et la mère ont été sauvés », a-t-il poursuivi.
Cependant, un peu plus tard, il a annoncé que son calvaire n’a pas pris fin et que « le bébé est mort ».
Contacté par notre rédaction pour avoir les dernières nouvelles de sa famille, notamment si elle a réussi à se réfugier quelque part, notre démarche a été vaine. Par ailleurs, il faut dire que cette histoire décrit ce que vit pas mal d’Haïtiens ces derniers jours, confrontés à la terreur de « Viv ansanm » qui ne jure que par terrasser la population. Pauvre Haïti !



