(PouSiOuPaTKonnen) – Les bandits armés de « Viv ansanm » prétendent agir en faveur du peuple. Pourtant, les citoyens sont les principales victimes de leurs exactions. Le mardi 9 avril dernier, Jhonny Raphaël revenait de recevoir deux mois de salaire à la Banque de la République d’Haïti (BRH). Si, en allant, une patrouille policière montait la garde à la rue des Casernes, au retour, les policiers ont quitté l’espace pour laisser le champ libre aux bandits armés qui ont dépouillé tous les passants, a déploré l’employé du ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST).
Selon les dires de Jhonny Raphael, tout paraissait calme au moment où lui et plusieurs autres personnes se rendaient à la BRH pour récupérer leurs dûs. Une patrouille policière se positionnait non loin du ministère de l’Intérieur mais au retour, tout s’est basculé lorsque les policiers se sont retirés. Profitant de l’absence des forces de l’ordre, les bandits de « Viv ansanm » ont braqué tous les passants, a-t-il dit.
« Mesye yo sot pran 2 mwa travay mwen devan ministè Enteryè […]. Se lave nèg yo lave nou. Depi se moun k ap sòti Bank santral k ap monte devan ministè Enteryè a, nèg yo pran tout moun nèt, ni sa k apye ni sa k sou moto. Se gwo zam ki te nan men nèg yo, yo lave nou tout nèt distans pou cha a vini », a-t-il regretté.
D’un autre côté, l’employé dénonce ce qu’il appelle le comportement sectarisme de l’État qui favorise les policiers qui peuvent échanger leurs chèques dans n’importe quelle banque, alors que les autres employés de l’Administration publique sont livrés à eux-mêmes et doivent braver le danger pour se rendre à la BRH. Ce qui, d’ailleurs, a joué en faveur des bandits de « Viv ansanm » qui ont dépouillé tous les passants, lui en particulier.




