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Un jeune marié tué puis brûlé par un « policier » à Carrefour-Feuilles, sa famille inconsolable

(PouSiOuPaTKonnen) – Tristesse. Désolation. Affliction. Annchelo Michel est un jeune marié de 26 ans. Agent de sécurité, il revenait de son travail dans l’après-midi du vendredi 28 juillet dernier et devait rejoindre son foyer à Fontamara. Arrivé à Fouchard, à Carrefour-Feuilles, malgré qu’il s’est identifié, le jeune chrétien membre de l’Église Évangélique Pêcheurs d’Hommes a été tué puis brûlé, en laissant derrière lui sa femme et sa fillette de 11 mois. Selon sa famille, un certain « Blek », présenté comme un policier, est l’auteur de ce crime ignoble.

Annchelo Michel / Facebook

En effet, Annchelo Michel a été tué puis brûlé en compagnie d’un autre jeune de son quartier qui est un chauffeur de taxi-moto. Selon un membre de la famille du jeune marié qui s’est confié à notre rédaction, il était agent de sécurité dans une succursale d’une banque commerciale à Pétion-Ville. Il était sur le point de rentrer chez lui à Fontamara, mais le « policier » ne lui a pas donné la chance.

Annchelo Michel / Facebook

« Annchelo était agent de sécurité. Il avait accepté ce travail pour pouvoir nourrir sa famille, mais il est journaliste, carreleur, tailleur et enseignant. Il devait passer récupérer quelque chose avant de rejoindre sa famille mais en cours de route, un groupe d’hommes agissant sous les ordres du policier Blek l’ont interrompu. Le policier l’a lui-même exécuté ainsi que l’autre jeune, avant de le dépouiller de ses affaires pour, ensuite, incendier les cadavres », a indiqué l’un des frères de Annchelo Michel qui est également un ancien élève du Lycée Jacques Roumain, ancienne école d’Evelyne Sincère.
Annchelo Michel / Facebook

Plus loin, le frère éploré a indiqué que son grand frère n’a que 19 mois de mariage et qu’il est père d’une fillette de 11 mois.

« Mon frère n’avait rien fait de mal mais Blek l’a assassiné. Nous n’avons même pas pu récupérer son cadavre. Que va devenir sa femme? Que va-t-on dire à sa fille? Comment lui expliquer que son père a été tué alors qu’il n’avait rien fait de mal », a-t-il lamentablement poursuivi.
Annchelo Michel / Facebook

Dans sa douleur, le frère de la victime incombe la responsabilité à l’État haïtien qui n’avait rien fait pour contenir les bandits armés, ce qui occasionne maintenant des « gang legal ». Pour lui, son frère ne méritait pas de mourir pour avoir seulement grandi à Martissant. « M ap di mèsi Ayiti, mèsi Leta, mèsi Kafoufèy, mèsi lapolis, mèsi Blek. Bon Dye bay, Blek pran… », a-t-il dit.

Il faut souligner que ce qui se passe ces derniers jours en Haïti est extrêmement grave. Ils sont plusieurs dizaines de citoyens à avoir laissé leurs maisons dans la matinée pour ne jamais y revenir. Ils sont soit kidnappés, soit arrêtés, soit assassinés et dans certains cas, leurs cadavres sont incendiés à l’exemple de Annchelo Michel et cet autre jeune. « Nan sitiyasyon sa a, pèsonn pa epanye, nenpòt moun ka viktim nenpòt kilè, nenpòt ki kote. » C’est la réalité.

Eddyson de Varain

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