(PouSiOuPaTKonnen) – La terreur a atteint son apogée à wharf Jérémie, à Cité Soleil. Environ cinquante morts de plus s’ajoutent aux plus de 200 autres personnes massacrées durant le week-end du 6 au 8 décembre dernier. Selon ce qu’a écrit AyiboPost le jeudi 12 décembre, ces derniers individus exécutés sont accusés d’avoir relayé les informations sur le carnage à la presse.
AyiboPost a cité l’ex-maire de la commune, Esaïe Beauchard. Selon ses dires, « une cinquantaine de personnes de plus sont massacrées entre l’après-midi du mardi au mercredi ». Ces individus sont accusés d’avoir divulgué à la presse des informations relatives au massacre perpétré entre les 6 et 8 décembre. De même, « une vingtaine de petites maisons dans lesquelles se trouvent des enfants et des femmes enceintes ont été brûlées par les sbires du chef de gang ».
Toujours d’après Esaïe Beauchard, un adolescent de dix-sept ans, soldat du chef de gang Micanor, avait reçu l’ordre de cribler de balles et mettre en feu la maison de sa propre mère. Cependant, il a refusé et a pris la fuite. « Ses deux parents, son fils d’un an, ses deux petits frères ainsi que sa petite sœur âgée de quatorze ans et enceinte, sont tous brûlés vifs à la maison par les autres membres du gang », raconte Beauchard, cité par l’agence.
Ce nouveau bilan vient de mettre à environ 300 le nombre de personnes tuées durant ces derniers huits jours à Cité Soleil. Cette commune, sous la coupe réglée des membres de « Viv ansanm », connaît l’enfer sous le regard passif des autorités.


