(PouSiOuPaTKonnen) – Ariel Henry est dans de beaux draps. Alors qu’il était allé au 46e Conseil de la CARICOM depuis une semaine, le Premier ministre s’est ensuite rendu au Kenya. Depuis, « li tou mawon ». Jusqu’à ce lundi 4 mars 2024 dans la soirée, aucune information officielle n’a confirmé le retour du neurochirurgien dans le pays, il est resté coincé à l’étranger en constatant les dégâts en Haïti.
Depuis le jeudi 29 février, Haïti est en ébullition. Les gangs armés passent à l’attaque. Résultats : policiers assassinés, prisonniers évadés, vols internationaux annulés, plus rien ne va en Haïti. Même la police qui faisait souvent le sale boulot est pratiquement aux abonnés absents. Quant à Ariel Henry, silence total. « Li pa konn si pou l vini, si pou l tou rete kote li ye a. Li pa konn si pou l pale, si l pou l kontinye rete an silans. E li pa vle vini pou yo tou kouri dèyè l. » Entretemps, le pays se consume.
Le pouvoir est sur une chute libre. Personne ne dirige Haïti, sinon que les gangs armés qui attaquent ce qu’ils veulent, quand ils veulent. Le gouvernement est encore plus impuissant. L’incapicité est cuisante. Personne pour ramener la paix dans le pays de Dessalines. Le couvre-feu et l’état d’urgence n’ont pas fonctionné. « Pèp la ap mouri. Moun kontinye ap kouri anba bal. Ariel mawon. »
« Ariel montre li pa chèf. Ariel anvi pale men podyab li pa konn sa pou l di. Ariel anvi vini men li pa konn sa ki ka rive l. »
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Peut-être qu’il prie, espérant que la force multinationale pourrait l’accompagner pour le ramener à la maison comme un enfant prodigue. « Sinon, sanble li fenk kare rete nan mawon, li pè vini ». En difficulté : Ariel, peut-il en rire ?




