(PouSiOuPaTKonnen) – Des manifestations anti-gouvernementales ont été organisées dans diverses grandes villes du pays depuis des semaines. L’objectif est clair : exiger la démission du gouvernement dirigé par Ariel Henry. Mais selon Jodson Dirogène, Fanmi Lavalas ne fait pas partie de ceux qui ont entammé cette lutte. « Si nous disons vouloir remplacer une personne, il est nécessaire de préciser la forme et la voie à prendre. », a déclaré le porte-parole de cette structure politique.
Jodson Dirogène est clair : Fanmi Lavalas n’avait pas donné de mandat au gouvernement, le parti ne peut pas le demander de quitter le pouvoir. Aussi, il a questionné la manière de remplacer le gouvernement.
« Lors des discussions que nous avions eues avec les acteurs politiques, nous leur avions demandé de clarifier le mécanisme de remplacement du gouvernement avant de soutenir sa démission. Si nous disons vouloir remplacer une personne, il est nécessaire de préciser la forme et la voie à prendre. C’est là le problème. », a déclaré le porte-parole de Fanmi Lavalas. « Comment va-t-il être remplacé ? Quand ? Quelles sont les dispositions légales à cet effet ? », a écrit Le Nouvelliste le vendredi 9 février pour rapporter les propos de M. Dirogène qui intervenait à l’émission Panel Magik.
Ce samedi 10 février, Jodson Dirogène a renforcé la position de son parti. À l’émission Panorama diffusée sur Radio Mega, il a indiqué que la population n’a pas encore gagné les rues. « Fanmi Lavalas sera dans les rues lorsque la population gagne les rues. Pour l’instant, ce sont des gens qui tentent de remplacer le PHTK par le PHTK, nous ne pouvons pas entrer dans cette démarche », a-t-il martelé, soulignant que le PHTK ne peut être à la fois au pouvoir et dans l’opposition.
Par ailleurs, Jodson Dirogène a fait savoir que pour l’instant, Fanmi Lavalas ne discute ni formellement ni informellement avec le Premier ministre. Cependant, soutient-il, le parti ne demande pas la démission du gouvernement.


