(PouSiOuPaTKonnen) – La mission d’évaluation du Kenya a pris fin en Haïti le mercredi 23 août. Si les autorités haïtiennes espéraient que les Kényans allaient les aider à combattre les gangs, cela semble ne pas être la volonté de ce pays de l’Afrique de l’Est. Selon Miami Herald, la proposition kényane prend la forme d’une offre visant à protéger les infrastructures gouvernementales clés, mais pas de s’attaquer directement aux gangs.
D’après Miami Herald, plusieurs autorités gouvernementales et policières ont rencontré la délégation kényane en Haïti. Elles espéraient « que des milliers de policiers supplémentaires aideraient à démanteler et à combattre des gangs de ravisseurs lourdement armés. Mais au lieu de cela, la proposition prend la forme d’une offre visant à protéger les infrastructures gouvernementales clés telles que l’aéroport, les ports maritimes et les routes principales », a écrit le journal floridien.
Cette volonté du Kenya a été vivement critiquée, comme quoi cela n’aidera pas à réduire la violence en Haïti. Mais selon ce qu’a rapporté une source diplomatique à Miami Herald, « la plupart des infrastructures critiques citées sont aux mains des gangs. Avant de protéger ces infrastructures critiques, il faut d’abord les reprendre ».
Par ailleurs, pour un ancien casque bleu ayant travaillé en Haïti, simplifier une intervention avec la sécurité des bâtiments publics n’est pas efficace. « Comment imaginer qu’une telle force statique soit efficace ? Nous devons agir contre les gangs. », a-t-il martelé. Fort de ce constat, il importe de se demander quand exactement les Haïtiens seront libérés des gangs armés si, arrivés en Haïti, les Kenyans décideraient de protéger les infrastructure plutôt que de s’attaquer aux gangs.



