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Les États-Unis durcissent le ton contre Izo et trois autres chefs de gangs haïtiens

(PouSiOuPaTKonnen) – De nouvelles sanctions ont été annoncées ce vendredi 8 décembre 2023 par le Département du trésor des États-Unis. Elles ont été prises à l’encontre des chefs de gangs Johnson André alias Izo, Renel Destina alias Ti Lapli, Vitelhomme Innocent et Wilson Joseph alias Lanmò San Jou.

Selon les Américains, ces quatre chefs de gangs ont été sanctionnés pour leur implication dans divers actes répréhensibles. Parmi lesquels assassinats, enlèvements contre rançon, détention illégale d’armes à feu, détournement de camions de marchandises et association de malfaiteurs. Quant à Izo et sa bande, ils ont été impliqués dans 1 035 cas documentés de violences sexuelles rien qu’en 2022, a informé l’Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor dans son communiqué pour annoncer la nouvelle.

À l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, 10 décembre prochain, le gouvernement américain a profité pour annoncer sa décision de sanctionner au moins de 9 pays. Parmi eux, figurent l’Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, Haïti, l’Iran et le Libéria.

Selon Janet L. Yellen, la Secrétaire au Trésor, les sanctions ciblées du Trésor annoncées en ce jour et au cours de l’année écoulée soulignent le sérieux de leur engagement à promouvoir la responsabilisation en cas de violations des droits humains et à protéger le système financier américain contre ceux qui commettent ces actes odieux. De ce fait le Trésor a désigné plus de 150 personnes et entités dans une douzaine de pays pour des questions liées aux violations des droits de l’homme.

« Les gangs criminels en Haïti ont renforcé leur coopération, ce qui a entraîné une augmentation significative de la violence et des activités criminelles. Les gangs criminels contrôleraient désormais environ 80 pour cent de Port-au-Prince. Les enlèvements, les viols, les vols, les meurtres et les violences sexuelles constituent des menaces quotidiennes pour les Haïtiens, y compris les enfants, en raison de la prévalence de ces bandes criminelles », peut-on lire dans un rapport de l’ONU cité dans le communiqué. Par ailleurs, il importe de se demander si ces chefs de gangs ont l’habitude de voyager et si les sanctions prises contre eux serviraient réellement à quelque chose.

Sterline Piervil

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