(PouSiOuPaTKonnen) – Les bandits armés de « 400 Mawozo » sèment la terreur à Ganthier. Ils ont attaqué la population civile et démoli le commissariat. Pour cela, des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) et de la police kenyane ont été dépêchés sur les lieux pour reprendre le contrôle de la situation. Si, au départ, ils ont réussi à chasser les malfrats, leur victoire n’aura été que de courte durée. Les explications.
Un porte-parole du commandant des forces kenyanes Godfrey Otunge s’est confié à la presse internationale. Selon ce qu’on peut lire ce mardi 30 juillet, ils se sont rendus à Ganthier vendredi à bord de huit véhicules blindés pour « aider la police haïtienne à chasser les bandits ». Ce qui a été fait. Cependant, après le retour des troupes à Port-au-Prince, les gangs sont revenus, a-t-il ajouté.
Selon ses témoignages, lorsque le Kenya effectue une mission, il le fait généralement en pénétrant dans une zone infestée de gangs et en y installant une base. « Nous ne bougeons pas. Nous nous installons sur place, nous déposons nos troupes sur le terrain et nous pacifions la zone jusqu’à ce que ces gangs s’enfuient », a-t-il dit, soulignant qu’en Haïti c’est différent, faute de « détails techniques ».
« L’entrepreneur ne peut pas fournir de nourriture sur cette base opérationnelle avancée, ni de matelas pour que les officiers puissent dormir, ce qui nous a obligés à retourner dans notre zone », a-t-il déclaré. « Si nous avions eu toutes les ressources nécessaires, la dernière fois que nous sommes allés à Ganthier, nous aurions établi une base là-bas. »
Le porte-parole a aussi précisé qu’en cours de route, durant son retour à Port-au-Prince, la mission a été la cible de tirs nourris de gangs. Une nouvelle facette qui laisse planer des doutes sur la réussite de la mission kenyane en Haïti et sur l’éradication réelle des gangs armés dans le pays.


