(PouSiOuPaTKonnen) – Véritable tournoiement dans le dossier du déploiement des forces kényanes en Haïti. Selon ce qu’a rapporté le média kenyans.co.ke ce mardi 13 février 2024, six membres du Congrès américains se sont opposé à cette mission. Dans une lettre adressée à Antony Blinken, Secrétaire d’État américain, ils basent leur refus sur les mauvais résultats des policiers kényans dans leurs missions surtout en matière de droits humains.
Dans cette lettre, les six membres se sont demandé pourquoi les États-Unis soutiendraient les forces de sécurité kenyanes qui ont un historique de violations des droits de l’homme. « Plus tôt en 2023, les forces de sécurité kenyanes ont tué jusqu’à 23 personnes lors de manifestations au Kenya, suscitant des inquiétudes à la fois auprès de l’ONU, du Centre national de la société civile du Kenya et d’Amnesty International au Kenya concernant la brutalité policière », ont-ils déclaré. De plus, ils ont fait savoir que le processus manquait d’objectifs et de stratégie clairs, soulignant qu’une autre intervention armée étrangère en Haïti déstabiliserait le pays.
« En l’absence d’objectifs clairs pour cette mission, nous croyons fermement que le financement de cette opération de sécurité en tandem avec un soutien continu aux autorités haïtiennes de facto est une stratégie peu judicieuse qui pourrait avoir des répercussions catastrophiques pour le peuple haïtien », ont-ils écrit.
Les six membres du Congrès ayant cette position sont Ayanna Pressley, Yvette Clarke, Rashida Tlaib, Barbara Lee, Jan Schakowsky et James McGovern. Ils ont fait valoir leur refus après que la Haute Cour du Kenya avait déclaré cette mission inconstitutionnelle. Comme réplique, le président William Ruto avait fait savoir que la mission pourrait être déployée en Haïti cette semaine. Cependant, ce déploiement tant espéré est toujours dans l’impasse.



